Ma maman chérie

Jamais on ne se l’est dit,

Tu as bien trop de pudeur et moi aussi,

De te voir pleurer je n’ai pas envie,

C’est bien dommage qu’il en soit ainsi.

 

Tu m’as vraiment choyé et je t’en remercie,

Tu as vu grand pour moi, c’était ton utopie,

Je ne voulais pas te décevoir, alors presque par magie,

Je me suis surpassée pour devenir celle que je suis.

 

C’était bien au début pour moi aussi,

Puis, petit à petit allant de mal en pis,

J’ai commencé à douter de ce que j’avais choisi,

Me sentant profondément en décalage dans ma vie.

 

C’était très facile de m’en prendre à toi,

C’est ce que j’ai fait, d’ailleurs, pardonne-moi,

J’avais tout simplement perdu la foi,

Ça a été long avant de reprendre la bonne voie.

 

Aujourd’hui s’achève pour de bon ma souffrance,

J’ai compris enfin d’où venait mon impuissance,

D’un manque de confiance dans ma compétence,

A venir à bout des peurs de mon enfance.

 

C’est grâce à mon fils que je m’en libère,

Lui le premier s’est sorti d’affaire,

C’est peut-être à toi maintenant de le faire,

Si tu veux comme nous y voir plus clair.

 

Après avoir tout fait sortir,

Notre colère ne sera plus qu’un mauvais souvenir,

On pourra peut-être même se dire à n’en plus finir,

Des « je t’aime » qui sauront nos cœurs guérir.

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